
Même s'il leur est arrivé de signer des communiqués communs (comme celui "pour un vrai service public de l'énergie" récemment), on n'a pas vraiment l'habitude de voir autour d'une même table les représentants ou élus du MRC, du PC, du Parti de gauche, de l'Ades, d'EELV Grenoble et des Alternatifs, porter d'une seule voix un même sujet. Pourtant, "parce que l'enjeu est important", des élus de la majorité et d'autres de l'opposition écologiste ont bien réclamé ensemble ce lundi "une politique de sécurité efficace à Grenoble".
Regrettant que la Ville "s'engage dans un engrenage tout sécuritaire" avec l'armement des policiers municipaux la nuit, la communiste Marie-France Monery rappelle que "la solidarité de gestion ne veut pas dire qu'on ne bouge pas quand on a quelque chose à dire. Le problème, c'est que dans cette majorité, on ne débat pas assez en interne des sujets de fond". Et en l'occurrence, c'est "un débat et des discussions avec les citoyens sur un sujet qui préoccupe tout le monde" que demande l'adjointe en charge du Patrimoine, qui se souvient très bien que "cette politique sécuritaire ne figurait pas dans le programme de 2008"... Comme d'ailleurs la conseillère déléguée Eléonore Perrier (MRC) qui souligne de son côté "l'absence d'évaluation de l'efficacité de la vidéosurveillance", alors que le premier adjoint en charge de la sécurité, Jérôme Safar, a récemment annoncé son développement. Et elle aussi s'interroge: "Quelle est la pertinence d'une politique menée sans débat?".
"Trois ans après avoir été agressée par Nicolas Sarkozy dans son célèbre discours de Grenoble, nous ne voulons pas que cette ville serve de laboratoire sur des effets d'annonce plutôt que des effets concrets, prévient quant à lui Olivier Bertrand (EELV). Ni que les questions de sécurité servent de faire-valoir à l'UMP et au FN". D'où l'idée de cette initiative commune (Olivier Bertrand a lui évoqué "une plateforme politique") qui, espèrent-ils, incitera la Ville à "organiser un vrai débat politique en conseil municipal sur les objectifs, les moyens et les évolutions nécessaires".
"Trois ans après avoir été agressée par Nicolas Sarkozy dans son célèbre discours de Grenoble, nous ne voulons pas que cette ville serve de laboratoire sur des effets d'annonce plutôt que des effets concrets, prévient quant à lui Olivier Bertrand (EELV). Ni que les questions de sécurité servent de faire-valoir à l'UMP et au FN". D'où l'idée de cette initiative commune (Olivier Bertrand a lui évoqué "une plateforme politique") qui, espèrent-ils, incitera la Ville à "organiser un vrai débat politique en conseil municipal sur les objectifs, les moyens et les évolutions nécessaires".