Nous n’avons pas renoncé à changer la vie. En ces temps de désenchantement démocratique et de recul du militantisme politique, cette profession de foi peut paraître aussi immodeste qu’irréaliste.
Les urgences sont là, spectaculaires et tragiques : réchauffement climatique, inégalités sociales, bouleversements géopolitiques. Nos réponses doivent être à la hauteur des défis.
La préparation des élections présidentielle et législatives s’inscrit dans cette perspective politique. Il n’est pas trop tard pour engager la France et l’Europe dans cette grande bifurcation dont nous dessinions les contours lors de la fondation de notre mouvement il y a maintenant deux ans. Il n’est pas trop tard mais il y a peu de temps à perdre. Or le quinquennat qui s’achève nous en a fait perdre.
Que restera-t-il du macronisme ? Un grand mouvement social, celui des « Gilets Jaunes », provoqué par une des mesures iniques qui ont fait la marque de fabrique de ce gouvernement. La gestion calamiteuse d’une crise sanitaire inédite, à grand coups d’improvisations, d’ordres et de contre-ordres, qui a exacerbé l’angoisse des Français. Une série de mesures en faveur des plus riches au moment où le pays tout entier devait son salut aux travailleurs de l’ombre, mal payés et mal considérés.